Ils sont devenus indispensables pour la mobilité à Tshikapa, mais leur réputation est de plus en plus écornée. Une partie de la population accuse certains conducteurs de motos, communément appelés « Wewa », de se livrer à des actes de vol et de tentative de cambriolage, jetant le discrédit sur toute la corporation.
Un incident survenu dans la nuit du 1er novembre au Rond-point 6 Heures, l'un des carrefours les plus fréquentés de la ville, vient raviver cette inquiétude.
Selon plusieurs témoignages concordants recueillis par notre rédaction, la scène s'est déroulée tard dans la nuit. Un père de famille, qui venait d'arriver à destination et était déjà descendu de la moto qui l'avait transporté, aurait été victime d'une tentative de vol de la part de son propre conducteur.
Le motard aurait tenté de lui arracher son sac contenant, selon la victime, des effets de valeur, avant de tenter de prendre la fuite à bord de son engin.
Heureusement pour la victime, un passant qui avait remarqué la scène s'est précipité pour lui porter secours. Il a réussi à retenir le sac, provoquant une altercation alors que le conducteur présumé tentait de démarrer en trombe pour s'échapper.
Alertés par les cris de la victime et de son sauveur, d'autres conducteurs de motos stationnés à proximité se sont lancés à la poursuite du présumé malfaiteur. Une course-poursuite qui témoigne, selon plusieurs témoins, que la majorité des Wewa désapprouvent ces comportements.
Cet acte isolé, s'il est avéré, risque de porter gravement atteinte à la réputation de toute la corporation des conducteurs de motos, qui compte des milliers de jeunes qui vivent honnêtement de ce métier à Tshikapa.
Face à cette situation, la population lance un double appel aux autorités compétentes comme la Police Nationale Congolaise et la Mairie de Tshikapa à renforcer les contrôles nocturnes, notamment au Rond-point 6 Heures, à Kele, Dibumba et au centre-ville.
Aux responsables des associations des Wewa, il leur est demandé de prendre leurs responsabilités en identifiant les brebis galeuses, en exigeant le port de gilets numérotés et en organisant des séances de moralisation.
« Nous avons besoin des Wewa, ils nous aident beaucoup, surtout la nuit. Mais nous voulons nous sentir en sécurité. Que les vrais voleurs qui se cachent parmi eux soient sanctionnés », plaide un habitant de Kanzala.
En attendant, la prudence est recommandée aux passagers, surtout la nuit : éviter d'exhiber téléphones et sacs, privilégier les motos connues ou recommandées, et noter si possible le numéro du gilet.
Sadam Kapanda wa Kapanda
Enregistrer un commentaire